Le
gavage : ses quatre vérités
:

Gaver
correctement une oie ne la fait en rien souffrir
car son anatomie est adaptée à cette
pratique (œsophage large et souple, absence
d’estomac remplacé par une poche
servant de réserve de nourriture : le jabot,
etc.) et de nombreux gaveurs ainsi que de nombreux
scientifiques pourront témoigner du fait
que les oies viennent d’elle même
se faire gaver. Par ailleurs, le foie gras n’est
en rien une pathologie de l’oie (ni cancer,
ni cirrhose) mais au contraire un processus naturel
poussé à l’extrême.
En effet, tout oiseau migrateur augmente sa consommation
de nourriture en vue de la migration (Bernard
et Labie, 1998). Certains stockent cet excédant
dans les tissus périphériques, d’autres
dans le foie (Hermier et al., 1999). Ceci explique
pourquoi le foie gras ne présente aucune
lésion et qu’une oie gavée
perdra son poids dans le même intervalle
de temps qu’elle à mis pour le prendre.
Le gavage est un processus réversible (Ivorec
et Szylit 1969 ; Babile et al. 1998).
Quelques
chiffres sur le gavage :

Les
oies sont gavées dès leur 5éme
mois et durant 17 à 25 jours. Il est difficile
de donner des chiffres sur le gavage tant les
oies sont différentes les unes des autres.
Nous n’avons pas de quantité définie
à « faire rentrer » mais respectons
les particularités de chaque animal. Nous
savons toutefois qu’il faut compter en moyenne
25 Kg de maïs par oie au cours de la période
de gavage. Nous gavons au maïs en grain préalablement
bouilli. Lorsque l’écorce se coupe
à l’ongle sans que le grain ne s’écrase,
le maïs est prêt. Chaque gaveur à
sa méthode mais tous s’accordent
à dire qu’on ne gave pas une oie
n’importe comment et qu’il faut établir
une sorte de relation de confiance entre le gaveur
et l’oie. Une personne de nature nerveuse
aura de moins bons résultats qu’une
personne de nature calme qui parlera à
l’oie et la tranquillisera par ses caresses.
La transformation des produits
Agréments,
normes et agriculture :

Après
avoir été élevées
dans les meilleures conditions et gavées
pour certaines d’entre elles, les oies sont
abattues, plumées et découpées
dans un environnement et suivant des méthodes
contrôlées par les Directions des
Services Vétérinaires. Des normes
nationales et maintenant européennes encadrent
cette activité et tout agriculteur souhaitant
transformer les produits de son élevage
doit se soumettre à ces normes. Dans notre
cas un abattoir et un laboratoire de transformation
ont été construits sur le site même
de l’exploitation. C’est à
cette unique condition que nous pouvons réaliser
et vendre notre conserve sur place.

Les
conserves préparées avec l’oie
:
Outre les plumes utilisées pour l’écriture,
le duvet utilisé pour les couettes, l’oie
offre toutes les parties de son corps pour satisfaire
notre exception culturelle française :
la gastronomie.
De la tête aux pattes, il n’existe
pas grand chose à jeter chez une oie :

Cou
d’oie farci

Confits
d’oie

Rillettes
pure oie

Gésiers

Graisse

Cœurs

Et
bien sûr le Foie Gras.

Le
plus Noble des produits de l’oie : Le foie
gras.
Sur notre exploitation, un seul type de foie est
préparé, le plus traditionnel :
le Foie gras d’oie entier. Il est réalisé
à partir d’un foie sélectionné
en fonction de différents critères
dont le poids (entre 400 et 800g), le format,
la texture (souple, ni dur ni mou), et la couleur
(ni bileux, ni sanguin).
Une fois le foie sélectionné, il
est déveinné, coupé au poids
souhaité, salé et poivré
sur le dessus et le dessous puis mis en pot accompagné
d’un peu de truffe. Le foie gras d’oie
entier est la conserve dans laquelle le foie est
le plus pur.
Viennent ensuite le bloc de foie gras, le parfait,
la galantine, la mousse et autres tombeau, lingot,
morceau, médaillon, crème, rouleaux…
et autres appellations propres à notre
société moderne de consommation.